SCI à l’IR ou à l’IS ?
C’est le choix qui pèse le plus lourd dans la vie d’une SCI, et il est presque définitif : une fois l’IS choisi, tu ne peux y renoncer que pendant les premières années.
À l’IR : simple et transparent. Chaque associé est imposé sur sa part des loyers, nets des charges déductibles (intérêts d’emprunt, travaux d’entretien, taxe foncière, assurance), dans la catégorie des revenus fonciers. S’y ajoutent les prélèvements sociaux. À la revente, la plus-value suit le régime des particuliers, avec des abattements selon la durée de détention, jusqu’à l’exonération.
À l’IS : léger aujourd’hui, lourd à la sortie. La société paie l’IS sur son bénéfice, après déduction des charges et de l’amortissement de l’immeuble. Pendant la phase de remboursement, l’impôt est souvent faible. Mais sortir l’argent de la société suppose de distribuer des dividendes, imposés chez toi. Et à la revente, la plus-value se calcule sur la valeur nette comptable : tout ce que tu as amorti revient dans la base imposable, sans abattement pour durée de détention.
Comment trancher. L’IR convient souvent à un projet patrimonial de long terme, surtout si tu es peu imposé. L’IS se discute si tu es fortement imposé, si tu réinvestis les loyers et si tu ne comptes pas vendre. Ce n’est pas une règle : on fait la simulation sur la durée, revente comprise.