Se rémunérer en EURL
En EURL, la façon de te payer dépend d’abord du régime fiscal de ta société.
À l’IR : pas de salaire à proprement parler. Le bénéfice de l’EURL est imposé directement à ton nom, et tes cotisations sociales sont calculées dessus. Ce que tu prélèves sur le compte ne change ni ton impôt ni tes cotisations. C’est simple, mais tu paies sur tout le bénéfice, même celui que tu laisses dans la société.
À l’IS : une rémunération de gérance. Tu te verses une rémunération, déductible du bénéfice de la société. Tu cotises comme travailleur non salarié : pas de fiche de paie, des cotisations généralement plus faibles que pour un assimilé salarié, et une protection sociale plus légère, que tu peux compléter par des contrats facultatifs de retraite et de prévoyance.
Les dividendes, avec une limite. Une fois l’IS payé, tu peux te distribuer le bénéfice. Jusqu’à 10 % du capital social, des primes d’émission et de ton compte courant d’associé, tes dividendes suivent le régime classique du prélèvement forfaitaire unique. Au-delà, ils supportent des cotisations sociales, comme une rémunération. Avec un petit capital, l’avantage des dividendes est donc réduit.
Le bon dosage. Il dépend de ton bénéfice, de ton foyer fiscal et de la protection que tu veux. On refait le calcul avec toi chaque année avant la clôture.