LMNP au réel : pourquoi c’est souvent gagnant
En micro-BIC, tu es imposé sur tes loyers après un abattement forfaitaire. C’est simple, mais l’abattement ne tient compte ni de ton emprunt, ni de tes travaux, ni du prix de ton bien.
Au réel, tu déduis ce que ton bien te coûte vraiment. Intérêts d’emprunt, assurance, taxe foncière, charges de copropriété, frais de gestion, honoraires comptables. Et surtout l’amortissement : chaque année, tu déduis une fraction de la valeur du logement (hors terrain), des travaux et du mobilier. Résultat fréquent : un bénéfice imposable très faible, voire nul, pendant des années.
Deux garde-fous à connaître. L’amortissement ne peut pas créer de déficit : la part non utilisée est mise de côté et reportée sans limite de durée. Et un déficit issu des charges ne s’impute que sur tes revenus de location meublée des années suivantes, pas sur ton salaire.
La contrepartie, depuis 2025. Les amortissements déduits sont désormais réintégrés dans le calcul de la plus-value quand tu revends, sauf exceptions comme certaines résidences étudiantes ou seniors. Tu économises de l’impôt chaque année, tu en rends une partie à la sortie. Si tu gardes ton bien longtemps, les abattements pour durée de détention limitent l’effet.
Le réel reste souvent gagnant, mais pas toujours : petit loyer, bien ancien sans emprunt, revente proche. On fait le calcul avant de choisir.